La Wallonie veut des perspectives pour le secteur de l'horeca.


22 mai 2020

Alors qu'aucune date n'a encore été fixée par le Conseil national de sécurité, la Wallonie souhaite que des perspectives claires soient apportées au secteur de l'horeca et aux autres secteurs particulièrement impactés par la crise du coronavirus.


"Nous sommes favorables à ce qu'on puisse fixer une perspective rapidement, et si possible dès le prochain conseil national de sécurité" qui devrait avoir lieu dans une semaine, a affirmé le ministre wallon de l'Economie, Willy Borsus, mercredi après-midi, en séance plénière du parlement régional.

"Nous sommes également favorables aux mesures d'aides complémentaires qui seront sur la table du Fédéral dans les prochaines heures ou les prochains jours", dont la prolongation du chômage temporaire, a-t-il ajouté.


Quant à la possibilité que la Région octroie une seconde aide aux secteurs les plus touchés, en plus de la première indemnité de 5000 euros, le ministre n'a pas fermé la porte. "Là aussi, nous sommes favorables à ce qu'on réfléchisse, au sein du gouvernement et avec le parlement, à des mesures supplémentaires pour les secteurs les plus impactés", a ainsi répondu Willy Borsus au député André Antoine qui pressait l'exécutif régional de se lancer dans un second round d'aides pour les secteurs qui n'ont toujours pas été autorisés à reprendre leurs activités.


De ce second tour d'indemnités, les humanistes en ont fait un cheval de bataille, réclamant notamment que leur résolution sur le sujet soit traitée en urgence. Rejetée par la majorité, cette demande a donné lieu à une vive passe d'armes, en fin de séance plénière, entre le député cdH René Collin et les chefs de groupe socialiste et libéral, André Frédéric et Jean-Paul Wahl.

"Vous pensez vraiment qu'un seul parlementaire, ici, n'est pas conscient de la gravité et de l'urgence de la situation? Pour qui nous prenez-vous? ", s'est notamment emporté M. Wahl. "Vous êtes un populiste car vous savez parfaitement que le gouvernement prend les décisions nécessaires dans l'urgence. Vous lancez des propositions que vous n'aurez pas à assumer par la suite", a-t-il ajouté.

"Nous sommes tous conscients des difficultés. Mais vous, tous les jours, vous avez une nouvelle idée. C'est facile quand on ne doit pas payer", a renchéri André Frédéric.

"Les secteurs touchés ne peuvent plus se contenter de votre empathie. Ce que nous demandons, ce n'est pas du populisme. Ce sont des actes à la place de mots", leur a rétorqué René Collin.


La demande de prise en considération en urgence a finalement été rejetée par la majorité.


(Photo: Katerina Oleshko / Info: Belga)