Herock Spa Rally, 200KM sous le signe de la revanche !

03 mars 2018

Le Herock Spa Rally 2018 s’annonce très indécis car beaucoup d’équipages peuvent prétendre s’imposer samedi au terme des 200 km contre le chrono.

Point commun entre la plupart des cadors : ils ont soif de revanche !

Princen-Eelbode (Skoda Fabia R5) : lauréat samedi au Rally Van Haspengouw, Kris Princen n’oublie pas qu’il était en tête du Herock Spa Rally 2017 avant de partir à la faute en vue de l’arrivée. Epaulé cette fois par Bram Eelbode, il entend aller jusqu’au bout… et à la 1ère place, histoire de profiter pleinement de l’absence de son principal rival dans la course au titre, le champion Vincent Verschueren.

Cherain-Cuvelier (Skoda Fabia R5) : vainqueur de haute lutte il y a douze mois alors qu’il pilotait une DS3 RRC, Cédric a perdu ce succès sur le tapis vert en raison d’un imbroglio côté pneumatiques. Comme il est sorti trop tôt de la route en Hesbaye, le Liégeois a donc au-moins deux bonnes raisons de vouloir triompher au volant d’une Skoda.

De Mévius-Louka (Peugeot 208 T16 R5) : la Peugeot 208 R2 dont ils disposaient alors n’ayant pas supporté la longue ligne droite de Francorchamps, les sociétaires du RACB National Team avaient rapidement renoncé lors du Herock Spa Rally 2017. Depuis, ils ont grimpé d’un gros cran en passant à la T16 R5 ; ils rêvent donc de revanche et comptent bien garder le tempo qui leur a permis d’entamer de belle manière leur campagne 2018.

De Mévius-Leyh (Skoda Fabia R5) : son Condroz 2017 s’est terminé prématurément alors qu’il y jouait les premiers rôles. Ghislain de Mévius , secondé par l’expérimenté André Leyh, veut oublier ce mauvais sort en arbitrant la lutte pour la victoire à Spa. On imagine aussi qu’il surveillera les chronos de son frangin…

Albert-Mergny (Ford Fiesta R5) : il garde aussi un souvenir plus que mitigé du dernier Condroz où sa sortie avait fait le buzz, et il se souvient qu’un souci d’allumage l’a contraint à l’abandon à Spa il y a un an. Sur un terrain qu’il connaît, ce régional de l’étape se verrait bien effacer ces revers en signant une perf’ avec la Ford Fiesta R5.

Fernémont-Maillen (Skoda Fabia R5) : entamant sa saison 2018 à Spa, il y découvre la Skoda Fabia R5 dont il espère qu’elle lui permettra d’oublier son abandon, ennuis de freins, lors de l’édition précédente… et de marquer de « gros » points au championnat.

Debackere-Bostoen (Skoda Fabia R5) : la demoiselle de Wervik est de retour en Ardennes… où elle a renoncé il y a douze mois après un accident. L’objectif qu’elle partage avec son équipier Didier Bostoen apparaît donc facile à deviner : rallier l’arrivée dans le peloton de tête et ouvrir son score dans la compétition nationale.

Fumal-Louette (Citroën DS3 R5) : touché comme Cédric Cherain par l’affaire des pneus en 2017 alors qu’il s’était offert un probant top 5, « monsieur Cybernet » revient aux affaires avec l’envie de faire aussi bien… mais sans souci d’après-course ; laissons-lui toutefois le temps de retrouver le rythme.

Snijers-Bouchat (Porsche 997) : leur Haspengouw s’étant conclu bien trop vite à cause de deux bris de cardan, le multiple champion de Belgique et son ailier débutent véritablement leur campagne 2018 à Spa… où ils avaient renoncé il y a douze mois.

Parmi les concurrents de pointe engagés dans ce deuxième round du championnat, il en est pourtant qui n’auront nulle revanche à prendre… mais n’en nourriront pas moins de solides ambitions. On songe entre autres à Bedoret-Walbrecq (Peugeot 208 T16 R5) auteurs de débuts convaincants sur leur nouvelle monture à Landen, Bouvy-Hottelet (Porsche 997) qui rêvent de confirmer la superbe médaille de bronze conquise en 2017, Cartelle-Jacob (Porsche 997) dont l’arrivée dans la cour des grands sera suivie de près, ou encore Cracco-Vermeulen (Ford Fiesta R5) pour lesquels le rendez-vous spadois servira avant tout à retrouver le rythme de la course.

NOUVEAUTÉS

Le Herock Spa Rally 2018 verra par ailleurs les débuts « belges » de deux autos qui devraient grimper très vite au hit-parade des spectateurs.

La Fiat 124 Abarth, désormais homologuée en RGT, ne s’est jamais produite en Belgique. Qui d’autre que Cédric De Cecco pouvait relever le défi ? Habitué aux tractions et aux 4X4, le Liégeois, secondé par Jérôme Humblet, devra oublier ses précédents réflexes mais on peut lui faire confiance pour trouver rapidement le mode d’emploi de la petite GT italienne.

L’autre nouveauté évoluera dans un contexte particulier : la Renault Clio de Florian Jupsin sera en effet chronométrée mais n’apparaîtra pas au classement final de l’épreuve, un peu comme la Corsa dont disposait Thierry Neuville aux Legend Boucles. Répondant à la réglementation N5 en vigueur en Espagne, cette Clio n’est pas homologuée en Belgique :

"Je remercie le RACB d’avoir fait preuve d’une belle ouverture d’esprit en acceptant que je m’élance au sein du peloton et que je puisse être chronométré officiellement "

Proche des modèles de la future classe R4, cette Clio possède une transmission 4X4 et est propulsée par un moteur 1.6 turbo d’environ 290 cv accouplé à une boîte 6 séquentielle.

Les performances de la Renault pourront être directement comparées avec celles de Mitsubishi Evo, pilotées entre autres par Jean-Philippe Radoux, Steve Vanbellingen et Jimmy D’Hondt.

Ajoutez à la liste les nombreuses voitures des classes NCM et NCE (Peugeot 306, Renault Clio, Ford Fiesta R200, BMW M3, VW Golf et Polo, Honda Civic), RC4 (Peugeot 208, Ford Fiesta, Opel Adam, Skoda Fabia) et RC3 (Citroën RS3, Renault Clio), et vous aurez un aperçu des forces en présence au départ, en BRC, d’une édition 2018 du Herock Spa Rally qui s’annonce explosive !

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